Amos OzIl y a maintenant deux ans le 28 décembre, Amos Oz nous quittait, et le monde perdait un géant littéraire et un personnage emblématique du camp de la paix israélien. À l’occasion de cet anniversaire, nous prenons un moment pour honorer sa mémoire et renouveler nos condoléances à sa famille.

Amos Oz était l’un des fondateurs de La Paix maintenant, et l’une des premières célébrités israéliennes à promouvoir la solution à deux états. Très tôt, il avait prévenu Israéliens et Palestiniens des dangers de l’occupation. En 1967, il écrivait : “Même inévitable, l’occupation reste une corruption”.

Pourtant, il n’était pas naïf dans sa quête de paix. En fait, il était un radical modéré qui ne laissait rien passer aux extrémistes, qu’ils soient pro-Israël ou pro-Palestine. Il était inébranlable dans sa défense du droit à l’autodétermination, autant pour les Israéliens que pour les Palestiniens.

Il savait que la seule façon d’atteindre ce but était de diviser la terre, décrivant cette division comme un “divorce nécessaire” qui devait “transformer cette petite maison en deux petits appartements”.

Il reconnaissait que priver les Palestiniens d’une partie de leur terre natale était une injustice, mais il soutenait avec autant de force que les Juifs étaient en droit de revendiquer leur patrie historique, surtout à cause des circonstances terribles qu’ils avaient connues en exil.

Il défendait la création d’un état juif à l’aide d’une simple parabole : “La justification (du sionisme) par rapport aux Arabes qui habitent sur cette terre, est aussi équitable que l’homme en train de se noyer qui s’agrippe à une planche…et l’homme en détresse agrippé à cette planche a le droit, en vertu de toutes les règles de justice naturelle, objective et universelle, de se faire une place sur cette planche… Mais il n’a pas le droit inné de jeter à la mer ceux qui sont déjà sur la planche”

Amos Oz a oeuvré jusqu’à ses derniers jours pour la paix entre Israéliens et Palestiniens. Nous sommes convaincus, en tant que membres de La Paix maintenant, qu’il est de notre devoir de poursuivre sa lutte.