Les Amis canadiens de la paix maintenant estiment qu’une décision récente d’un tribunal sur l’étiquetage des produits des colonies de peuplement au Canada est raisonnable et juste.

La Cour fédérale du Canada a statué que les vins fabriqués et mis en bouteille en Cisjordanie ne devraient pas être étiquetés comme «produit d’Israël». Pour ce faire, la décision est “fausse, trompeuse et mensongère” et contrevient donc aux lois canadiennes obligeant les produits alimentaires, y compris le vin, vendus au Canada à “porter des étiquettes de pays d’origine véridiques, non trompeuses et non mensongères”.

En vertu du droit international et même du droit israélien, la Cisjordanie n’est pas Israël. La décision du tribunal reconnaît simplement ce fait et lutter contre la décision est une tentative d’établir un “fait sur le terrain” symbolique qui efface la Ligne verte et endosse le contrôle permanent exercé par Israël sur le territoire occupé. Dans les mots de notre organisation sœur en Israël:
“La Paix maintenant se félicite de la décision de la Cour fédérale du Canada sur l’étiquetage précis des vins des colonies de peuplement. Même pas Israël n’a reconnu la Cisjordanie comme faisant partie de son territoire souverain. Ce territoire reste sous occupation et soumis à un accord sur son statut définitif, La décision de la cour canadienne est un reflet de cette réalité, qui est comme il se doit. ”

La décision relative à l’étiquetage ne constitue en aucun cas une approbation du mouvement BDS. Les vins et autres produits des colonies peuvent encore être vendus au Canada. Les consommateurs doivent simplement disposer d’informations véridiques sur la provenance du produit. Certains peuvent choisir de ne pas acheter ces produits. D’autres voudront peut-être les acheter et exprimer une attitude contraire avec leur portefeuille. La décision du tribunal indique clairement que, quels que soient leurs penchants sur cette question, les consommateurs devraient être en mesure de faire un choix éclairé.

Bien entendu, ce principe d’étiquetage précis devrait s’appliquer aux produits vendus au Canada en provenance de tout autre territoire du monde considéré comme occupé en vertu du droit international. Sinon, la politique canadienne serait discriminatoire.