Aperçu

La Paix maintenant (Shalom Achshav) représente le mouvement le plus important et le plus efficace en faveur de la paix de l’histoire d’Israël. La Paix maintenant appartient au camp de la paix sioniste; le mouvement est né en 1978 pendant un moment périlleux des entretiens de paix israélo-égyptiens, alors que 348 officiers réservistes et soldats des Forces armées d’Israël ont demandé à leur gouvernement de ne pas rater une opportunité de faire la paix avec l’Egypte et les Palestiniens. Des dizaines de milliers d’Israéliens ont soutenu cet élan et le mouvement La Paix maintenant était né.

La Paix maintenant œuvre à la promotion d’une solution pacifique garantissant la sécurité d’Israël et d’une saine démocratie, qui prend appui sur des activités d’éducation, de sensibilisation et de dialogue. La Paix maintenant s’est donné pour mission d’aider à réaliser ce qu’il croit être la seule solution au conflit : un retrait israélien négocié des territoires et la création d’un État palestinien en Cisjordanie et à Gaza, solution plus généralement connue comme la « Solution des deux états ».

Des groupes de soutien aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en France, ainsi qu’au Canada, rassemblent des partisans de la paix au nom de La Paix maintenant. En Israël, le mouvement jouit du soutien d’éminents intellectuels comme Amos Oz, David Grossman et A.B. Yehoshua, et d’anciens membres de la Knesset dont Yossi Beilin, Avraham Burg, Tzali Reshef, Naomi Chazan, Yuli Tamir et Mossi Raz.

Les Amis canadiens  de La Paix maintenant (ACPM) soutiennent le projet du mouvement et sensibilisent leurs concitoyens au besoin de trouver une solution viable au conflit israélo-palestinien. L’ACPM représente la plus grande organisation sioniste du pays dont l’activité soit entièrement consacrée à la promotion de la paix entre Israël et la Palestine sur la base de la « Solution de deux états ».

Les chapitres de Toronto, Montréal et Ottawa de l’ACPM parrainent des conférences et d’autres événements publics sur les questions liées à la paix israélo-palestinienne et contribuent à l’élargissement du débat sur les grandes questions de paix et de sécurité. L’ACPM possède un statut d’organisme de bienfaisance enregistré, et tient également des activités de levée de fonds pour soutenir les programmes éducatifs de La Paix maintenant en Israël.

Nos donateurs reçoivent des reçus d’impôt.

Réalisations de La Paix maintenant

Mieux connue pour ses grands rassemblements publics, La Paix maintenant a fait la preuve qu’une pression continue peut influer sur le processus de paix. C’est au plaidoyer sans relâche de La Paix maintenant qu’on doit une grande part de l’ouverture de la société israélienne au dialogue avec les Palestiniens. En engageant dès la fin des années 80’ un dialogue avec les dirigeants palestiniens modérés, La Paix maintenant a ouvert la voie à des négociations officielles au début des années 1990.

  • 1982: Shalom Achshav a conduit la plus grande manifestation de l’histoire d’Israël, mobilisant 400 000 manifestants à Tel-Aviv, forçant la création de la Commission Kahan et la démission d’Ariel Sharon en tant que ministre de la Défense après les massacres de Sabra et Shatilla;
  • Début des années 1990: A mené des manifestations massives en appui aux négociations entre l’OLP et Israël. Ce fut un facteur clé dans la signature des Accords d’Oslo de 1993;
  • Fin des années 1990: A aidé à forger la Coalition Paix israélo-palestinienne après la Deuxième Intifada;
  • A aidé à créer des opportunités de coopération pour la société civile entre Israël, l’Égypte et la Jordanie;
  • Post-Oslo: A mis de l’avant les questions des colonies et des avant-postes illégaux au premier rang des débats publics;
  • 2001: Création de la Coalition pour la paix en réponse à la deuxième Intifada, qui a jeté les bases de l’Initiative de Genève, un modèle inspirant pour un accord de paix;
  • Milieu des années 2000 et suivantes: Élargissement des actions légales contre les colonies par le biais de pétitions à la Cour suprême. Les victoires comprennent le démantèlement des colonies d’Amona et de Migron;
  • 2005: Fait campagne pour un désengagement négocié de Gaza (plutôt qu’un retrait unilatéral);
  • Mars 2011: Organisation de la première conférence de la gauche israélienne en vue de créer un nouveau front uni sur les questions de paix et de démocratie;
  • Fin des années 2000: résistance continue contre les campagnes de dénigrement de la droite, en plus de documenter, de protester et de lancer des actions en justice contre l’annexion rampante de la Cisjordanie. Les efforts de dénonciation de Shalom Achshav ont eu une résonance certaine au sein de l’administration Obama;
  • Juillet 2015: La Conférence “Held Israel Now » qui a réuni 1200 participants représentant le spectre israélien de centre-gauche et de gauche.
  • A mené “Deux États-Un Espoir », un rassemblement de masse qui a amené 30 000 Israéliens dans la rue pour protester contre 50 ans d’occupation.

 

Activités – Canada

Les Amis canadiens de La Paix maintenant ont tenu des rencontres publiques dans les principales synagogues et dans différents lieux de réunion à Toronto, Ottawa et Montréal et procuré à des invités de renom l’opportunité de partager leurs vues sur différentes questions historiques et politiques avec la communauté juive et plus largement avec le public canadien.

Se sont ainsi exprimés sur ces tribunes la professeur Naomi Chazan (ex-député travailliste à la Knesset), Ophir Pines-Paz ( ex-député travailliste et ex-ministre de l’Intérieur), Yossi Beilin (ex-ministre travailliste de la Justice et co-architecte des Accords d’Oslo), Ami Ayalon (ex-chef du Shin Bet et ex-député à la Knesset), les ex-officiers de l’Armée de défense d’Israël Shlomo Gazit (major-général à la retraite), Shlomo Brom (brigadier-général à la retraite), et Shaul Arieli (colonel à la retraite), Yossi Alpher (analyste politique et ex-officier du Mossad), le professeur Sari Nusselbeh (président de l’université Al-Quds), le docteur Izzeldin Abuelaish (médecin palestinien et auteur du livre « Je ne dois pas haïr »), Amos Oz et David Grossman (romanciers israéliens), Akiva EldarAluf Benn et Tom Segev (chroniqueurs au journal Ha’aretz), Michael Karpin (personnalité de la radio et la télévision israélienne), Irshad Manji (réformateur musulman), Michael Bell (ex-ambassadeur du Canada en Israël, auprès de l’Autorité palestinienne et de la Jordanie), feu Shira Herzog (analyste israélo-canadien), Patrick Martin (journaliste au Globe & Mail), Yariv Oppenheimer (directeur général de La Paix Maintenant), Hagit Ofran (directrice de l’Observatoire de la colonisation de La Paix Maintenant), Mark Rosenblum (fondateur des Américains amis de La Paix Maintenant), et Daniel Seidemann (militant et expert reconnu sur la question de Jérusalem).

Dans un courageux effort pour établir des ponts entre ces deux peuples, les Amis canadiens de la Paix maintenant ont également présenté des films marquants sur la complexité des relations israélo-palestiniennes, comme Les Sentinelles (The Gatekeepers), Dancing in Jaffa, Encounter Point et Two-Sided Story.

Plusieurs organismes de la communauté juive comme les synagogues réformiste, conservatrice et reconstructionniste, ARZA Canada, New Israël Fund Canada, Na’amat Canada, le Comité Canada-Israël, Hillel et le Toronto Jewish book Fair ont co-parrainé plusieurs de ces activités.

Notre Bulletin d’information « Peace Matters » présente une grande variété d’entrevues, d’articles et d’opinions concernant l’évolution des activités de construction de la paix et des obstacles auxquels elle fait face.

Nous tenons également des activités de levée de fonds sur une base régulière, comme des téléthons, des sollicitations par courrier et courriel dans le but de soutenir financièrement nos activités canadiennes comme nos programmes éducatifs en Israël.

Programmes – Israël

« On ne peut ignorer l’importance du travail de l’Observatoire de la colonisation (de La Paix maintenant) »

Dennis Ross, chef négociateur américain au Moyen-Orient, 1997

L’Observatoire de la colonisation de La Paix maintenant surveille et s’oppose à la construction d’enclaves juives à l’extérieur des frontières de 1967 d’Israël. Ses données aériennes et terrestres font autorité aux yeux du public, des médias d’information et des gouvernements étrangers. La Paix maintenant soutient que la poursuite de l’occupation et la construction de colonies dans les territoires palestiniens porte atteinte à l’ensemble du tissu social d’Israël.

Shalom Archav organise des manifestations contre les empiètements sur les territoires palestiniens et la démolition d’habitations palestiniennes sur une base régulière ; et s’oppose à l’incitation à la violence à l’encontre des organisations progressistes, comme aux lois et politiques injustes. La Paix maintenant encourage la prise de conscience et le débat démocratique concernant les interventions d’Israël qui minent les conventions internationales et les droits de la personne.

La Paix maintenant entretient le dialogue avec les étudiants de collèges et d’universités d’Israël à l’occasion, entre autres, de séminaires, de projets de dialogue en ligne et de groupes de travail.

La Paix maintenant procure finalement des activités éducatives, comme des conférences, des groupes et des panels de discussion aux Amis canadiens de La Paix maintenant.

Ce en quoi nous croyons

  • Nous défendons le droit d’Israël de vivre en sécurité, de maintenir son caractère juif; nous sommes en faveur de la démocratie et de l’égalité de tous les citoyens d’Israël. Nous soutenons la création d’un état palestinien viable en Cisjordanie et à Gaza, vivant en paix et en sécurité aux côtés d’Israël.
  • Nous sommes totalement opposé à la création d’implantations israéliennes et à leur expansion en Cisjordanie et à Jérusalem Est. Les implantations sapent la « Solution des deux États ». Les implantations obligent Israël à régner sur une large population palestinienne privée de ses droits civiques, en contradiction des valeurs démocratiques fondamentales du pays. De plus, en empêchant la paix, les implantations constituent un obstacle pour la sécurité à long terme d’Israël.
  • Ni les Israéliens, ni les Palestiniens ne renonceront à leur désir d’autodétermination dans leur propre pays – et nul ne devrait pas s’attendre à ce qu’ils le fassent. Les deux peuples devront accepter des compromis douloureux et abandonner leurs demandes extrêmes. Leurs frontières devront être basées sur celles de 1967 et tout changement à celles-ci devra être mutuellement accepté. Les solutions à la question des réfugiés palestiniens devront être essentiellement trouvées à l’extérieur des frontières de l’Etat d’Israël. Jérusalem deviendrait la capitale des deux États, une solution s’appuyant sur la représentation démographique, avec un accord spécial pour la Vieille Ville.
  • Nous n’avons pas à nous excuser d’insister sur le fait que tout accord de paix devra être fondé sur la reconnaissance du besoin légitime de sécurité d’Israël et du droit du peuple Juif à un foyer national sur la terre d’Israël, avec en parallèle la reconnaissance du droit du peuple palestinien à la dignité, à l’indépendance et à l’autodétermination dans un état souverain et indépendant qui émergera d’un accord de paix avec l’Etat d’Israël. La seule alternative à la « Solution des deux États », est la violence prolongée et l’effusion de sang.